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Image satellite d’un “Polar Low” observé dans la mer Arctique le 06 04 2007, encadré en rouge. Le Groenland apparait clairement en haut à gauche, couvert de nuages.

Comprendre les Polar Lows à l’aide de l’imagerie satellite

Au cours de l’hiver, des cyclones de petites tailles, typiquement de 200 à 600 km, se développent sur les mers libres de glace de l’Arctique. Les plus intenses d’entre eux sont appelés Polar Lows. Ces violents systèmes dépressionnaires se forment généralement en bordure de la glace de mer, le long des courants océaniques chauds, à la suite d’intrusions de masses d’air polaire. En effet, l’air glacial et sec provenant soit de la banquise soit des continents couverts de glace déstabilise les basses couches de la troposphère lorsqu’il circule au-dessus des mers ouvertes relativement chaudes.

Des avancées considérables dans la connaissance de la structure, de la physique des polar lows sont venus de l’observation satellitaire. Mais leur prévision à court terme est encore un défi. Le changement climatique pourrait en outre modifier à la fois les régions et les périodes d’occurrences.

Pourquoi s’intéresse-t-on aux Polar Lows ?

Ces systèmes sont associés à des vents de surface forts avec bien souvent des rafales qui peuvent être très violentes. Les conditions en mer lors du passage d’un Polar Low peuvent s’avérer dangereuses avec de fortes vagues, des précipitations neigeuses brutales et du blizzard.

Les Polar Lows, caractérisés par une assez faible extension spatiale et temporelle, peuvent se déclencher extrêmement rapidement, ce qui les rend particulièrement difficiles à prévoir, et se dissipent peu de temps après avoir atteint les côtes.

Ces événements météorologiques extrêmes représentent un véritable risque pour les activités maritimes et côtières de la région, notamment pour le transport maritime, la pêche et les plateformes pétrolières et gazières offshore.

POLAR LOWS